Mis à jour le 23 octobre 2026

Séparateur d’hydrocarbures parking : obligations et entretien

Garage raccordé à un séparateur d'hydrocarbures

Un parking rejette à chaque pluie des eaux chargées d’huiles, de produits pétroliers et de boues. Le séparateur d’hydrocarbures retient ces polluants avant qu’ils n’atteignent le réseau ou le milieu naturel. Encore faut-il qu’il soit obligatoire, bien choisi et vidangé : la vidange de séparateur à hydrocarbures fait partie des prestations de VRDTECH dans les Yvelines. Voici l’essentiel, question par question.

Qu’est-ce qu’un séparateur d’hydrocarbures ?

Réponse courte : c’est un équipement enterré qui assure le traitement des eaux polluées d’une surface imperméable : il piège les hydrocarbures et les boues pour limiter la pollution des sols et des rivières.

Fonctionnement : débourbeur, séparation, obturateur

Le séparateur hydrocarbure fonctionne par gravité. L’eau traverse plusieurs compartiments :

  • le débourbeur, où les sables et les matières lourdes se déposent au fond ;
  • la zone de séparation, où les hydrocarbures, plus légers que l’eau, remontent en surface et s’accumulent dans un volume de stockage ;
  • le filtre coalesceur, qui regroupe les fines gouttelettes de liquide pour améliorer la séparation ;
  • l’obturateur automatique, un dispositif à flotteur qui ferme la sortie quand la capacité de rétention en hydrocarbures est atteinte.

On parle aussi de débourbeur séparateur, ou de séparateur à hydrocarbures : l’appareil est le même. Grâce à ce système, les eaux polluées ressortent débarrassées de l’essentiel de leurs liquides polluants.

Schéma de fonctionnement d'un séparateur d'hydrocarbures avec débourbeur et obturateur

Un séparateur est-il obligatoire sur un parking ?

Réponse courte : pas partout. Aucun texte national ne l’impose à tous les parkings, mais il devient obligatoire dès qu’un texte local ou une autorisation le prévoit.

Ce que dit la réglementation

L’obligation vient le plus souvent :

  • du règlement d’assainissement de la collectivité ou de son zonage pluvial ;
  • du dossier « loi sur l’eau » d’un projet d’aménagement ;
  • de l’arrêté d’autorisation de déversement, délivré sur demande et exigé par le Code de la santé publique pour les rejets non domestiques ;
  • des prescriptions applicables aux installations classées pour la protection de l’environnement.

Avant toute installation, demandez ces informations au service compétent de votre commune.

Parkings, garages, stations-service : les cas courants

  • parkings de copropriété, de commerce ou d’entreprise, à l’air libre ou en sous-sol ;
  • garages et ateliers mécaniques ;
  • stations de carburant et de lavage ;
  • sites de l’industrie et dépôts d’engins en plein air.
Garage raccordé à un séparateur d'hydrocarbures
Pompage du séparateur

Comment choisir et dimensionner son séparateur ?

Réponse courte : la taille dépend de la surface raccordée, de l’intensité de pluie retenue et du type d’activité. Il se calcule avant les travaux, avec un bureau d’études ou le fabricant.

Classe I ou classe II

Les normes NF EN 858-1 et 858-2 encadrent la conception de ces équipements et définissent deux classes selon la teneur résiduelle en hydrocarbures à la sortie :

  • classe I : 5 mg/l au maximum, souvent demandée pour un rejet vers le milieu naturel ;
  • classe II : 100 mg/l au maximum, acceptée dans certains cas vers un réseau d’assainissement.

La fiche technique de chaque appareil indique sa classe, sa taille nominale, sa capacité de stockage des hydrocarbures et le volume de son débourbeur. Comparez la fiche de plusieurs séparateurs d’hydrocarbures avant de commander : différentes solutions existent pour un même débit.

Avec ou sans by-pass

Un modèle avec by-pass traite le premier flot de pluie, le plus chargé, et laisse passer l’excédent lors des gros orages. Un modèle sans by-pass traite tout le débit : c’est la solution retenue quand le risque de pollution accidentelle est élevé, comme sur une aire de distribution de carburant.

Maintenance et vidange d’un séparateur hydrocarbure

Réponse courte : un contrôle au moins tous les six mois et une vidange dès que les boues ou les hydrocarbures atteignent leur niveau maximal.

Quelle fréquence ?

Pour les séparateurs d’hydrocarbures, la norme NF EN 858-2 prévoit :

  • une maintenance au minimum tous les six mois : mesure des boues et des hydrocarbures, contrôle de l’obturateur et test de l’alarme ;
  • un pompage complet et une inspection générale au moins tous les cinq ans ;
  • la tenue d’un carnet de suivi, à présenter en cas de contrôle.

Grâce à ce suivi, l’équipement garde son efficacité. Sinon, l’appareil sature :

  • le flotteur ferme la sortie et l’eau remonte sur la chaussée ;
  • ou les hydrocarbures partent vers les égouts puis la rivière.

Par sécurité, faites vérifier l’alarme à chaque passage.

Les boues sont-elles des déchets dangereux ?

Réponse courte : oui. Les boues pompées relèvent des déchets dangereux, comme les boues de séparateurs eau/hydrocarbures (code 13 05 02*). Leur transport vers un centre de traitement s’accompagne d’un bordereau de suivi, dématérialisé sur Trackdéchets. Selon le Code de l’environnement, le propriétaire reste responsable de leur élimination.

Séparateur à hydrocarbures dans les Yvelines : faire appel à VRDTECH

VRDTECH assure le pompage et le nettoyage des séparateurs à hydrocarbures pour les syndics, entreprises, ateliers et collectivités du département, avec des solutions adaptées à chaque site.

Nous intervenons notamment à Versailles, Poissy ou Plaisir. Pour une demande de devis, décrivez votre installation et la date du dernier pompage via notre formulaire de contact : n’hésitez pas à demander un devis groupé si vous gérez plusieurs sites.

Comment savoir si mon installation est conforme ?

Réponse courte : vérifiez que le séparateur d’hydrocarbure est dimensionné pour la surface raccordée, que sa classe correspond à la qualité d’eau exigée en sortie, que l’obturateur et l’alarme fonctionnent, et que le registre de suivi est à jour. La collectivité peut aussi demander des analyses des rejets et exiger une mise en conformité.

Qui est responsable de l’entretien ?

Réponse courte : le propriétaire ou l’exploitant, par exemple le syndicat des copropriétaires pour une résidence. Confier la maintenance à une entreprise spécialisée est la solution la plus simple, mais il conserve la charge des déchets produits.

Nos spécialistes vous accompagnent

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